Paix et Droits de l'homme

Combattre l'injustice et l'arbitraire pour construire la Paix

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Changer les mentalités pour assurer une culture démocratique soucieuse du respect des règles et des principes de l’Etat de droit

La Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) a organisé le vendredi 04 décembre 2015, un atelier de formation au Centre SUECO à Pointe-Noire, sur le thème « Consolider l’Etat de droit et la démocratie au Congo par l’éducation aux droits de l’homme et la participation citoyenne », à l’intention des médias, des artistes, homme de culture, les organisations de la société civile.

Cet atelier qui a impliqué une cinquantaine de participants, visait entre autres objectifs, la vulgarisation des principes des droits de l’homme et de l’alternance, des fondements de l’Etat de droit et la démocratie, la prise de conscience des droits et devoirs citoyens. Il entendait susciter le débat sur les violations des droits de l’Homme et des recours y relatives, la mise en place  d’un réseau des médias  et des artistes engagés dans le suivi des droits humains, mais également capable de former ensuite d’autres médias et artistes.

Au cours de cet atelier financé par National Endowment for Democracy (NED) basé à Washington, les thématiques ci-après ont été  abordées: Introduction générale aux droits de l’homme, Mécanismes de recours en cas de violation, la Force Publique et Protection des Droits de l’Homme, l’Etat de droit et participation citoyenne, Etat des lieux du processus démocratique en République du Congo, le Rôle des professionnels des médias et des artistes dans la consolidation de l’Etat de droit et le  suivi des violations des droits de l’homme.

Dans les échanges lors des conférences et des carrefours, des faiblesses importantes ont été constatées en matière de violations des droits de l’Homme,  de remise en cause des  fondements de la démocratie et la participation, ainsi que des écarts importants en matière de morale, d’ intégrité,  des mentalités conduisant  de ce fait au règne des  antis-valeurs, au non respect des lois et des règles entendues de vie commune; d’où la nécessité de développer des programmes liés aux changements des mentalités. Les participants ont par ailleurs insisté sur le rôle déterminant que les artistes et les professionnels des médias peuvent jouer dans le renforcement de l’Etat de droit au Congo et l’action citoyenne.

A la lumière des débats, les participants  ont formulé les recommandations ci-après :

Réexaminer et réécrire la loi n° 8-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la communication ;

Créer un syndicat pour la corporation journalistique ;

Rechercher des partenaires entre acteurs culturels et ONG des droits de l’homme sur la sensibilisation aux droits de l’homme ;

Vulgariser et appliquer la loi Portella,

Rédiger une charte de bonne moralité pour les journalistes,

Rechercher des subventions en vue de soutenir les actions des Ongs culturels et de défense des droits de l’homme,

Axer l’éducation sur l’histoire réelle du Congo et sur ses richesses réelles exploitées ou non,

Renforcer les capacités des artistes et des médias,

Eriger un haut conseil à la culture,

Instaurer l’enseignement de l’instruction civique depuis le primaire jusqu’à l’université,

Moraliser la vie publique à travers la formation et la sensibilisation aux droits de l’homme, la lutte contre l’impunité, la corruption et les autres anti-valeurs.

Faire du département de la culture le département phare de la politique de notre pays,

Créer un réseau thématique des acteurs des droits de l’homme, impliquant les ONG des droits de l’homme, les  artistes et les  journalistes.

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