Les Autorités municipales et la population de Mossendjo ont approuvé les outils SIL et CAJAC

Promouvoir l’outil SIL (Système d’Intégrité Locale) indispensable pour une gestion transparente et efficace des localités, vulgariser l’outil CAJAC ( centre d’assistance juridique et action citoyenne) au sein des populations de Mossendjo, amener les populations à dénoncer en toute liberté les actes de corruption dont elles ont été victimes ou témoins,  tels ont été les objectifs visés par la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme  (RPDH), au cours de sa campagne de sensibilisation et de formation menée du 14 au 17 février 2018, dans la localité de Mossendjo dans le département du Niari. 

Cette mission s’est inscrite dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet « Renforcer le rôle de la société civile dans l’analyse et le suivi des politiques publiques et le contrôle citoyen de l’action publique », projet financé par la Délégation de l’Union européenne en République du Congo et le Ministère Français des Affaires Etrangères et du Développement International, avec  l’appui de Transparency International partenaire technique de la RPDH. Elle avait double ambitions : lancer l’étude sur le SIL et mener une campagne de sensibilisation sur l’outil CAJAC.

A propos de l’étude sur le SIL,  la démarche de la RPDH a abouti à la mise en place d’un comité consultatif de dix (10) membres composé de trois (03) élus locaux, cinq (05) agents municipaux et deux (02) membres de la société civile. Préalablement à la nomination du comité consultatif, la délégation de la RPDH, a eu une séance de travail avec l’Administrateur Maire de Mossendjo Mr Erick Blaise NGOULOUBI SAYI en présence de son bureau exécutif. La réunion a établi les conditions devant faciliter la réalisation de l’étude pour laquelle le Maire a apporté son soutien et toutes les garanties nécessaires.

Quant à la campagne de sensibilisation sur l’outil CAJAC, elle a visé plus de cent  (100) élèves et  vingt (20) enseignants du collège et lycée de Mossendjo. Elle s’est poursuivie  au CSI (Centre de Santé Intégré) et à l’hôpital de base de Mossendjo. La campagne a permis de sensibiliser le public sus-cité, sur les objectifs, le champ d’action et aussi les modalités de fonctionnement et de saisine du CAJAC. Les coûts de saisine, la nature des cas traités et la confidentialité des dénonciateurs, ont constitué les principales préoccupations du public. La RPDH a apaisé les participants au sujet des dites préoccupations grâce à des orientations précises: l’anonymat dans le traitement des cas, la collaboration des juristes et avocats dédiés à la cause du CAJAC, la gratuité des services, l’accompagnement des cas….

Cette campagne de sensibilisation prendra des proportions plus larges avec l’appui et le relais du comité de veille déjà présent dans la localité, ceci en vue d’élargir la base du public à atteindre. Le comité de veille citoyenne disposera en son sein d’une cellule cajac, dénommé CAJAC Mossendjo. A ce titre, le cajac Mossendjo apportera des conseils en matière d’assistance juridique, accompagnement en ce qui concerne les procédures judiciaires,  et autres interventions attendues du citoyen affecté par la corruption. Dans ce cadre, le comité de veille sera un outil de proposition et de réflexion dans la lutte contre la corruption dans les quartiers de Mossendjo. 

 

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